Le Cameroun a perdu l´un de ses personnages les plus énigmatiques de ces trois décennies. La communauté camerounaise de Dortmund, Essen, Bochum, Gelsenkirchen, Düsseldorf, Mannheim, Francfort, Nürenberg et Berlin a appris avec tristesse, la mort de celui qui envisageait la visiter mi-mai 2014.Ateba Eyene n´avait pas la langue de bois, il jetait l´anathème sur les inégalités sociales, l´homos*e*xualité, mais aussi la corruption qui selon lui, existerait même dans les hautes sphères de l´appareil étatique.
Dans l´un de ses 25 ouvrages, il démontra de manière exhaustive, que les pratiques occultes (avec extirpation des organes génitaux) est une réalité au Cameroun.
Il s´exclama aussi plusieurs fois sur le nombre des bars de Yaoundé, et s´inquiéta plusieurs fois du fait qu´un pays comme le Cameroun soit le premier consommateur du liquide pétilleux de la champagne.
Ateba nous restera aussi grave dans la mémoire, comme le seul universitaire à avoir exhibé ses parchemins sur un plateau de télévision camerounaise.
A le voir critiquer certains membres influents et puissants de son parti politique, le RDPC, on avait des frissons. D´où lui venait ce courage?
Ateba n´était ni narciste, ni populiste
Je me rappelle dune émission avec le journaliste camerounais Thierry Ngongang, qui devait s´excuser auprès des milliers de téléspectateurs, qui attendaient avec impatience, après minuit, une émission avec Ateba, annoncée pourtant deux heures auparavant.
Quand Ateba passait à la télé, les gens ne dormaient pas. Ateba tu n´es pas mort pour rien.
Ateba Eyene devrait retrouver sa place dans « le Panthéon camerounais » comme le propose le père du foyisme politique Olivier Anicet, Bilé.
Ateba tu es mort, mais tu continues à vivre dans nos cœurs.
Correspondance particulière : Dr. Jean-Auguste, Njengue
Médecin spécialiste
Francfort / Allemagne




