Un communiqué officiel vient clarifier une polémique qui enflamme les réseaux. En ce début février 2026, Afriland First Group sort du silence après des accusations liées à une grève du personnel de santé à Gbadolite, en République démocratique du Congo. L’institution affirme ne plus avoir aucun contrôle sur Afriland First Bank CD depuis 2021, rejetant toute responsabilité dans les salaires impayés. Une mise au point ferme qui vise à rassurer partenaires et clients.
Afriland First Group recadre les accusations
Face à la multiplication d’informations jugées inexactes, Afriland First Group a publié un communiqué rappelant un point clé : le groupe n’exerce plus de contrôle opérationnel, managérial ou financier sur Afriland First Bank CD depuis juillet 2021. Cette précision intervient après l’annonce d’une « grève sèche » observée par du personnel médical à Gbadolite, dénonçant des primes et salaires non payés.
Selon le document officiel, l’État congolais et sa Banque centrale avaient évincé le groupe du capital de la filiale locale il y a près de cinq ans. Depuis cette date, la direction insiste sur le fait qu’elle n’est « impliquée ni de près ni de loin » dans la gestion actuelle de cette entité bancaire.
Cette clarification intervient dans un contexte où certaines publications médiatiques ont associé directement le groupe camerounais aux difficultés sociales observées en RDC, créant une confusion auprès du public et des partenaires économiques.
Une bataille juridique internationale en cours
Au-delà du démenti, Afriland First Group rappelle également qu’une procédure est en cours devant le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI). L’affaire, enregistrée sous la référence ARB/23/38, vise à contester ce que le groupe qualifie d’expropriation et à réclamer réparation.
Ce volet juridique montre que le dossier dépasse le simple cadre d’une crise sociale locale. Il s’inscrit dans une confrontation institutionnelle internationale susceptible d’avoir des répercussions économiques et diplomatiques importantes pour les acteurs concernés. En attendant l’issue de cette procédure, Afriland First Group indique que la décision finale sera rendue publique « en temps opportun », une formulation qui laisse entendre que le processus pourrait encore durer plusieurs mois.
Pour de nombreux observateurs à Douala et Yaoundé, cette communication vise aussi à protéger l’image du groupe auprès de sa clientèle camerounaise, alors que le secteur bancaire reste extrêmement sensible aux questions de réputation.
Impact médiatique et perception au Cameroun
Au Cameroun, où Afriland First Group bénéficie d’une forte visibilité, cette prise de parole officielle intervient comme un signal stratégique. Dans les milieux financiers, certains analystes estiment que le groupe cherche à éviter tout amalgame susceptible d’ébranler la confiance du public.
Un cadre du secteur bancaire à Douala confie : « La communication rapide était essentielle pour éviter que l’opinion pense que la maison mère est responsable de la situation en RDC. » Cette déclaration résume l’enjeu majeur : maintenir la crédibilité d’une institution considérée comme un acteur clé du paysage financier camerounais et régional.
Au-delà du cas spécifique de Gbadolite, cette séquence rappelle la fragilité de la réputation des groupes financiers africains face à la viralité des réseaux sociaux. Une simple confusion peut rapidement devenir une crise d’image si elle n’est pas rapidement traitée par une communication structurée.
Avec ce communiqué, Afriland First Group affirme clairement ne pas être impliqué dans la crise sociale à Gbadolite et met en avant son recours juridique international.




