Cameroun – Ngaoundéré menace de couper les robes le 8 mars

Defile 8 mars

La tension monte à Ngaoundéré à l’approche du 8 mars 2026. Les autorités de l’Adamaoua ont lancé un avertissement ferme aux femmes sur les tenues jugées indécentes lors de la Journée internationale de la femme. Réunis récemment au Centre de promotion de la femme et de la famille, responsables administratifs et associatifs ont promis des sanctions immédiates. « La dignité doit primer », ont insisté les organisateurs.

Des ciseaux pour sanctionner les tenues jugées indécentes

La déclaration a été faite lors d’une réunion préparatoire tenue à Ngaoundéré sous la supervision de la représentation du gouverneur de la région de l’Adamaoua. L’objectif est clair : restaurer l’image du défilé du 8 mars, après plusieurs incidents jugés choquants lors des précédentes éditions à la place des fêtes. Les autorités dénoncent notamment des robes transparentes, des fentes excessives et des comportements considérés comme contraires aux valeurs locales.

Selon le délégué régional du Minproff, Joël Dawa, cette initiative vise aussi à protéger les femmes contre certaines formes de violences aggravées par leur vulnérabilité. Il affirme que la Journée internationale de la femme doit rester « un moment de dignité, d’éthique et de vivre-ensemble ». Le Comité d’organisation a même prévu un dispositif inédit : des ciseaux seront disponibles pour couper immédiatement toute tenue jugée indécente lors du défilé officiel.

Cette décision a été transmise aux présidentes des associations féminines, chargées de sensibiliser leurs membres avant le jour J. À Ngaoundéré, les autorités veulent éviter tout débordement et préserver le caractère symbolique de cette célébration annuelle, suivie par des milliers de participantes dans la région.

Une mesure controversée qui divise

Si certains soutiennent cette fermeté pour préserver les valeurs culturelles, d’autres dénoncent une atteinte à la liberté individuelle. La Journée internationale de la femme au Cameroun reste un événement majeur, mobilisant chaque année des milliers de femmes à travers le pays, notamment dans les défilés officiels encadrés par les autorités administratives.

Cette annonce relance ainsi le débat sur les limites entre tradition, liberté et responsabilité dans l’espace public, à quelques semaines d’un événement hautement symbolique.

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