Une guerre froide qui dure et s’intensifie. Les relations entre le président de la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT), Samuel Eto’o, et le gardien de but André Onana ont atteint un nouveau palier de tension. Selon des informations exclusives obtenues par notre rédaction via le lanceur d’alerte Boris Bertolt, un plan aurait été minutieusement élaboré pour écarter définitivement Onana de l’équipe nationale, en utilisant le sélectionneur Marc Brys comme pion sacrificiel. Cette stratégie machiavélique menace de déstabiliser profondément les Lions Indomptables à l’approche des échéances cruciales.
La guerre Eto’o-Onana : Une vendetta personnelle qui fragilise les Lions Indomptables
Le conflit entre les deux stars du football camerounais n’est pas nouveau, mais prend désormais des proportions alarmantes. D’après des sources proches du dossier, la FECAFOOT nourrit une véritable obsession contre André Onana, qu’elle accuse d’être « au centre de la défiance que Marc Brys entretient à l’égard de la FECAFOOT ». Plus troublant encore, des accusations graves circulent au sein de l’instance dirigeante.
« La FECAFOOT est dans la logique du pourrissement et c’est Onana la principale cible à abattre. Ils sont convaincus que c’est Onana qui tire les ficelles de tout et qu’il y met même beaucoup d’argent pour ça. Selon eux, c’est lui qui paie ses déplacements ainsi que ceux de son assistant« , nous confie une source qui a requis l’anonymat.
Cette vendetta personnelle intervient alors que le gardien de Manchester United représente l’un des rares joueurs camerounais évoluant au plus haut niveau du football mondial, ce qui rend la situation d’autant plus préoccupante pour l’avenir de la sélection nationale.
Marc Brys dans la ligne de mire : Le sélectionneur sacrifié pour atteindre Onana
La stratégie élaborée est aussi simple qu’inquiétante : pour éloigner Onana, il faut d’abord se débarrasser de Marc Brys, avec qui le gardien a tissé des liens de confiance. Le sélectionneur belge devient ainsi une victime collatérale dans cette lutte de pouvoir au sommet du football camerounais.
La FECAFOOT compte exploiter une faille juridique dans la convention de 2014 qui régit les rapports entre la fédération et l’État camerounais. « Cette convention stipule que pour recruter un coach, l’avis de l’État est prépondérant. Mais elle ne précise pas que pour limoger un entraîneur, l’aval gouvernemental est nécessaire », explique notre source.
Cette zone grise juridique est exactement celle qui avait permis l’éviction d’Antonio Conceição en 2022, une décision qui coûte aujourd’hui la somme astronomique de 1,2 milliard de FCFA aux contribuables camerounais.
Un scénario déjà vu : Le fantôme de Conceicao plane sur le football camerounais
Ce n’est pas la première fois que Samuel Eto’o tente d’évincer André Onana de la sélection nationale. L’épisode le plus marquant reste l’exclusion du gardien durant la Coupe du Monde 2022 au Qatar, une décision qui avait divisé l’opinion publique camerounaise. La FECAFOOT était même allée jusqu’à demander des sanctions au club de l’époque du joueur.
Mais la présidence de la République était intervenue pour imposer la réintégration d’Onana dans l’effectif national. Quelques mois plus tard, le portier signait un contrat avec le prestigieux club de Manchester United, renforçant encore son statut international.
Cette nouvelle tentative d’évincer Onana via le limogeage de Marc Brys risque de replonger le football camerounais dans une crise institutionnelle majeure, au moment même où les Lions Indomptables auraient besoin de stabilité pour aborder leurs prochains défis continentaux.




